vendredi 24 décembre 2010

Budget régional - saison 3 : l'ambition économique

Ambition économique

 Avec plus de 400 M€, ce poste se partage en trois grands domaines d’action : 
-         l’enseignement supérieur et la recherche
-         les NTIC et l’innovation
-         le soutien aux acteurs économiques.

La Région a décidé d’investir massivement dans le développement des compétences franciliennes à tous les niveaux, qu’il s’agisse de l’apprentissage, de la sécurisation des parcours - déjà vus plus haut - ou de l’enseignement supérieur. Dans ce dernier secteur près de 65 M€ seront consacrés à l’amélioration de l’immobilier universitaire (construction de Maisons de l’étudiant, modernisation des bibliothèques et des espaces de vie étudiante). Un montant de plus de 10 M€ sera en outre affecté aux dispositifs d’aide à la mobilité internationale des jeunes Franciliens et à l’accueil d’étudiants étrangers.

A ce budget s’ajoute l’enveloppe de près de 150 M€ consacrée aux interventions en faveur de la recherche (financement en fonctionnement et investissement de projets s’inscrivant dans les thématiques labellisées « DIM » - domaines d’intérêt majeur-, participation à des opérations de rénovation/restructuration de bâtiments à vocation scientifique, soutien à l’emploi scientifique à travers le versement d’allocations doctorales, l’accueil de chercheurs étrangers,…).

En matière de NTIC et d’innovation, la Région va consacrer plus de 60 M€ au développement d’infrastructures haut débit, à la diffusion des outils TIC (au sein d’établissements d’enseignement supérieur, de PME ou du tissu associatif) ou à ses interventions en faveur de l’innovation.

Ces dernières sont nombreuses et vont du soutien aux structures d’appui (incubateurs, entités d’aide à la maturation de projets innovants, Lieu du Design) aux aides aux projets portés par les 7 pôles de compétitivité franciliens.

Enfin, la Région apporte un important soutien aux acteurs économiques (près de 143 M€) qu’il s’agisse des entreprises (aides directes, garanties de prêts bancaires, abondements de fonds d’investissement), des acteurs de l’économie agricole, du tourisme ou des territoires (offre locale de foncier économique, de pépinières,…).


Les DIM : de quoi s'agit-il ?

Définis comme secteurs prioritaires à soutenir et à développer, les domaines d'intérêt majeur (Dim) incitent les acteurs scientifiques à se regrouper et à coopérer autour de secteurs clefs pour la science d’aujourd’hui et de demain. Un porteur de projet coordonne un programme d’actions sur cinq ans qui inclut du fonctionnement (allocations de recherche doctorales et post-doctorales, organisations de colloque…) et de l’investissement (bâtiment, laboratoire, équipement …).

Les 14 Dim franciliens


Avec ces trois axes forts, justice sociale, impératif écologique, ambition économique, la Région n’épuise pas l’ensemble de ses actions et de son budget et c’est une multitude d’autres interventions qui viennent, dans le cadre de ses compétences obligatoires ou au-delà - bien au-delà même parfois - (culture, vie associative, démocratie régionale, sport, loisirs, santé, …) affirmer son rôle d’acteur majeur du rayonnement francilien et de la réduction des inégalités sociales et territoriales dans la première région d’Europe.



mercredi 22 décembre 2010

Plan grand froid : la Mairie du 3e s’engage auprès des SDF

Message de mon collègue Gauthier CARON-THIBAULT
Conseiller de Paris et adjoint au Maire, chargé du logement, des affaires sociales,
des personnes âgées et des personnes handicapées
Engagez-vous avec la Mairie du 3! Si vous avez repéré une personne à la rue, vivant au même emplacement depuis un certain temps, envoyez un mail à sdf3@paris.fr S’il y a urgence vitale, faites le 115 (n° gratuit, ouvert 7j/7, 24h/24) En cette période de grand froid, les maraudes sont renforcées et des salles, dont une à la Mairie du 3e, sont ouvertes pour venir en aide et héberger les personnes sans abri. N’hésitez pas à préciser le plus d’informations possibles pour faciliter la prise en charge : lieu, homme/femme, nombre de personnes, âge approximatif, présence d’enfants ou chiens, langue parlée si cela vous est possible, éventuellement la date d’arrivée à l’endroit repéré,… Toutes ces informations sont très importantes et seront transmises aux associations qui assurent les maraudes dans notre arrondissement : Samu Social, Aux Captifs la Libération, Secours Populaire et la Croix Rouge.
 
 

lundi 20 décembre 2010

Le tribunal administratif de Paris valide l'harmonisation des tarifs des cantines scolaires

Communiqué de presse de la Mairie de Paris

Le tribunal administratif de Paris a validé la légalité de la réforme votée par le Conseil de Paris en mai 2010 sur l'harmonisation des tarifs des cantines scolaires et a enjoint aux maires d'arrondissement UMP, présidents des caisses des écoles de la mettre en oeuvre dans un délai de deux mois.

La saisine du tribunal administratif faisait suite à l'obstruction de maires d'arrondissement UMP qui avaient refusé d'appliquer cette réforme pourtant votée par le Conseil de Paris.
Le tribunal administratif leur donne tort à un double titre : d'une part, il valide au fond la légalité de la réforme ; d'autre part, il condamne l'obstruction des maires de l'UMP présidents des caisses des 6e, 8e, 15e, 16e et 17e à la mise en oeuvre de cette réforme pourtant exécutoire depuis sa publication. Le Tribunal leur fait même injonction d'appliquer sous délai de deux mois les nouveaux tarifs.

Les décisions de ces 5 maires d’arrondissement étant rétroactivement annulées par le tribunal, les familles de ces arrondissements verront donc l’ensemble des repas d’ores et déjà facturés être recalculés conformément à la grille municipale.
Engagement pris devant les Parisiens en mars 2008, l’adoption d’une grille tarifaire unique pour la restauration scolaire est une mesure de justice sociale : elle met un terme à d'injustifiables disparités de tarifs entre les arrondissements ; elle restaure une véritable égalité de traitement entre les familles parisiennes, quel que soit leur lieu d'habitation, et permet enfin de rééquilibrer l’effort financier demandé aux familles, en prenant mieux en compte leur niveau de revenus. Ce sont ainsi 65% des familles parisiennes qui verront leurs tarifs de cantine baisser.

Au-delà de la sanction prononcée aujourd'hui par la justice administrative, le comportement des maires UMP traduit profondément une forme de conservatisme cynique au bénéfice des plus favorisés.

vendredi 17 décembre 2010

Budget régional - saison 2 : l'impératif écologique

Avec un budget de près d’1,8 milliard d’€, en augmentation de 5,8% par rapport à 2010, les politiques s’inscrivant dans cet impératif représentent plus de 39% des dépenses régionales. 

Le poste principal, bien sûr, est constitué par l’enveloppe dédiée au développement des transports en commun et du fret (1,5 M€). Elle recouvre la contribution régionale au STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France) ainsi que les réalisations prévues dans le contrat de projets Etat-Région en cours (jusqu’en 2013) en matière de liaisons ferroviaires, tramways, lignes d’autobus en site propre, infrastructures, gares, modernisation des RER B, C et D et prolongement de lignes de métro, en matière aussi de transports de marchandises en mode alternatif (fer, voie d’eau) ou encore de circulations douces.

Le projet de budget intègre également  de premières actions du plan régional de mobilisation pour les transports.
  
Près de 200 M€ vont ensuite se répartir entre de très nombreuses actions relevant de l’ensemble des politiques régionales, la politique dédiée à l’environnement en premier lieu (protection des milieux naturels et de la biodiversité, lutte contre le bruit, gestion des déchets, …).

Mais aussi, parce que l’impératif écologique s’impose à nous et doit irriguer l’ensemble des politiques régionales, la construction, la rénovation ou la gestion des bâtiments scolaires ou des équipements de service public, l’action régionale dans le domaine du logement, l’intervention en matière économique (soutien aux éco-industries et à l’agro-alimentaire) et d’aménagement du territoire (contrats avec les collectivités franciliennes en soutien à leurs projets urbains) intègrent des considérations écologiques fortement affirmées (clauses d‘éco-conditionnalité, bonifications financières, bilan carbone patrimonial, démarche HQE, soutien au tourisme vert, …).

Enfin, la Région se veut exemplaire et un budget de plus de 6 M€ sera affecté à la déclinaison de l’impératif écologique dans son fonctionnement (parc de véhicules « propres », travaux dans les bâtiments), ses axes de communication (promotion des Parcs Naturels Régionaux) et l’organisation d’évènements (Festival du film d’environnement, salon des énergies renouvelables). 
  
Le « plan de mob », mais encore ?
La Région et ses partenaires, dont le Syndicat des transports d’Île-de-France (Stif), ont lancé un Plan de mobilisation historique de plus de 18 milliards d’euros qui concerne l’ensemble du réseau francilien. Son objectif : réaliser d’ici 2020 tous les projets indispensables au développement des transports en Île-de-France et répondre ainsi aux besoins des Franciliens à court, moyen et long terme.

De grands projets structurants
Le dossier d’opération d’Arc express, la future rocade de métro automatisée autour de Paris, est en phase de concertation publique. Un premier arc pourrait ouvrir en 2017.
La ligne Eole sera quant à elle prolongée vers la Défense (92) et Mantes-la-Jolie (78) et offrira une alternative aux usagers du RER A.

Des priorités identifiées 
Trains de banlieue
Les premières rames du Francilien, le nouveau train de banlieue, sont entrées en service sur la ligne H du réseau Paris nord. Leur usage sera étendu aux réseaux Paris Est à partir de 2012 et Paris-Saint Lazare à partir de 2013. Parallèlement, de nouvelles automatrices à grande capacité, plus confortables et régulières, sont mises en service sur la ligne P.
RER
Le marché sur le renouvellement du matériel sur le RER A est en cours d’instruction ; le programme de rénovation des infrastructures et des rames du RER B sera achevé en 2012.
Métro
Le principal projet concerne la désaturation de ligne 13. Le principe validé par le Stif consiste en le  prolongement de la ligne 14 jusqu’à la station Mairie-de-Saint-Ouen, en créant des correspondances avec chacune des deux branches de la ligne 13 et avec le RER C
Accessibilité du réseau
2 Milliards d’euros y seront consacrés à horizon 2015-2020 et une première tranche de travaux est déjà en cours.

Des opérations à poursuivre
Tramways
Sept lignes de tramways sont concernées : création des lignes T5 (Saint-Denis – Garges-lès-Gonesse – Sarcelles), T6 (Chatillon – Vélizy – Viroflay), T7 (Villejuif – Athis Mons),  prolongement du T1 vers Asnières – Gennevilliers (92), du T2 vers Bezons (92), du T3 vers la
Porte de la Chapelle, du T8 (Saint-Denis - Epinay-sur-Seine - Villetaneuse).
Trains-trams
Les travaux sur la Tangentielle nord (Sartrouville – Noisy-le-Sec), première phase de la future rocade ferrée d’Île-de-France, vont passer dans une phase active. L’ouverture du tronçon Epinay - Le Bourget (93) est envisagée pour 2014. Quant à la Tangentielle ouest (Cergy-le-Haut – Saint-Cyr), elle sera prochainement soumise à enquête publique.
Bus
Concernant les bus, une trentaine de projets de transport en commun en site propre (TCSP) vont également pouvoir être mis en œuvre, une fois signés les contrats Région - Départements qui garantissent leur financement.


 

mercredi 15 décembre 2010

Budget régional - saison 1 : la justice sociale

Avec un budget de plus de 4,5 milliards d’€ - premier budget de cette nouvelle mandature -, la Région Ile-de-France traduit en politiques volontaristes les trois priorités qui sont les siennes et qui correspondent au respect des engagements pris devant les Franciliens, malgré un contexte financier difficile (crise économique aggravée par la baisse des financements d’Etat et son désengagement sur les territoires). 
Ces trois priorités se résument ainsi : justice sociale, impératif écologique, ambition économique. Je commence par le premier élément de ce triptyque et en traiterai les deux autres les jours suivants puisque nous sommes dans l'hémicycle pour au moins trois jours... 

Justice sociale

L’impératif de justice sociale - le « bouclier social » - est au cœur de l’ensemble des politiques régionales mais ce sont 900 M€ qui peuvent être plus particulièrement identifiés comme mobilisés sur des dispositifs d’aide aux Franciliens les plus modestes. Ils se rattachent aux domaines suivants :
  • Développement social et santé : plus de 120 M€ seront affectés à des actions telles que le soutien à des structures d’hébergement médicalisées, à des centres de santé de proximité, à des structures d’accueil, d’hébergement, d’éducation ou de travail protégé pour enfants ou adultes en situation de handicap, telles aussi que les aides aux élèves et étudiants des filières paramédicales et sociales, et que les programmes de lutte contre les exclusions et les addictions.
  • Economie sociale et solidaire, formation professionnelle et apprentissage : 237 M€ vont être dirigés vers l’économie sociale et solidaire et les « emplois tremplin »(1),  ainsi que vers les  missions locales et autres structures d’accueil, d’information et d’orientation, les actions en direction des jeunes sans qualification et l’accompagnement de la politique d’apprentissage (y compris la rémunération des stagiaires non indemnisés au titre de l‘assurance chômage).

  • Habitat, logement, politique de la ville et renouvellement urbain : près de 282 M€ - budget en  hausse de 10 M€ par rapport à 2010 - seront affectés à la création et la réhabilitation de logements sociaux et de logements pour étudiants/jeunes travailleurs/apprentis, et à une participation importante au renouvellement urbain. 
  • Enseignement secondaire, sports et loisirs :  ce sont 58 M€ qui seront destinés en 2011 à la gratuité des manuels scolaires (triplement du budget en raison de la réforme des lycées), l’aide régionale à la demi-pension et à l’équipement des élèves, aux actions en faveur de la réussite pour tous et aux aménagements sportifs et de loisirs (y compris en vue de leur accessibilité aux personnes handicapées).
  • Transports : enfin, près de 169 M€ viendront participer au coût de l’usage des transports en commun par les jeunes (carte Imagin’R), les personnes les plus modestes et à mobilité réduite. 

(1) Quelques mots sur les emplois-tremplins (41 M€ en 2011)
 Le dispositif prévoit trois types d’emplois-tremplin :

  • Insertion : des CDI pour les associations sont réservés à des demandeurs d’emplois peu ou pas qualifiés.
  • Emplois-tremplin projet : le dispositif déjà existant a répondu avec succès aux besoins de la vie associative en confortant leur fonction d’employeur et en pérennisant des actions d‘utilité sociale.
  • Emplois-tremplin créateurs :  les porteurs de projets de création d’entreprise, à haut potentiel, sont favorisés dans les quartiers prioritaires au titre de la politique de la ville
 

vendredi 10 décembre 2010

Une grande place républicaine se dessine

En dépit des intempéries, les habitants des 3ème, 10ème et 11ème arrondissements (et, sans doute d’autres quartiers de Paris) étaient nombreux le 8 décembre au soir en mairie du 10ème lors de la réunion publique destinée à faire le point de la concertation sur l’aménagement de la place de la République.

 
La réunion, présidée par Anne Hidalgo, Première adjointe au maire de Paris, et Annick Lepetit, adjointe au maire en charge des déplacements, des transports et de l’espace public, s’est tenue en présence des maires des trois arrondissements riverains de la place (Pierre Aidenbaum, Rémi Féraud et Patrick Bloche), de nombreux élus concernés ainsi que des architectes, le cabinet TVK, et de l’agence Ville Ouverte, qui anime la concertation.

Beaucoup de sujets ont, bien sûr, été abordés (circulation automobile, stationnement, livraisons, pistes cyclables, etc) mais il est intéressant de revenir plus particulièrement sur les attentes exprimées en matière d’usages futurs de cet espace ainsi libéré (il a été rappelé que ce seront les deux tiers de la surface de la place qui seront ainsi rendus aux piétons). 

Que retire-t-on des souhaits exprimés par les participants aux ateliers et des messages déposés par les internautes sur le site de la mairie de Paris ?

Tout d’abord le constat que cet aménagement suscite un réel intérêt, avec plus de 820 contributions sur les usages attendus de cette place en réponse au questionnaire mis en ligne et une bonne participation à l’atelier de réflexion du 11 octobre à l’Hôtel de Ville.

Par ailleurs, des visites sur place, des entretiens et  la constitution de groupes de travail organisés à l’attention de différents publics (étudiants, habitants métropolitains, enfants et élèves d’écoles élémentaires, lycéens, riverains, commerçants, familles) leur ont permis d’appréhender concrètement les principales caractéristiques du projet, d’en percevoir les diverses composantes (esplanade, terrasses, plantations d’arbres, trottoirs élargis, …) et leurs possibilités réelles en termes d’animation et d’usage. Lorsque cela a été possible, l’équipe de concertation avait même matérialisé les emprises des futurs aménagements, ce qui a aidé à se rendre compte de ce que serait la place demain, qu’il s’agisse des traversées piétonnes ou de la future disposition des lieux.

Avec une réaffirmation des grands principes du projet (un lieu accessible, pour tous, pour tous les âges, un lieu qui vive, qui ne soit plus un carrefour bruyant où l’on passe rapidement, un lieu qui évoque l’histoire de la République, un lieu qui puisse être support d’usages multiples, spontanés, réversibles et temporaires), trois idées-forces ont émergé de l’ensemble de ces travaux :
- la gratuité doit être privilégiée par rapport à l’appropriation commerciale
- la dimension historique et symbolique du lieu doit être non seulement préservée mais valorisée
- un parti d’animation doit être recherché pour caractériser la place, en lien avec le point précédent : pour beaucoup, le fil rouge pourrait être la culture gratuite et populaire, tirant ainsi un lien entre la symbolique politique et l’histoire des théâtres du boulevard du crime.

Au cours de la réunion, de nombreux participants sont intervenus pour rappeler aussi que cet enrichissement des usages de la place (espace de détente, de promenade, de « pause » où l’on se « pose », espace pour les jeunes, y compris adolescents trop souvent oubliés, et les familles, lieu d’animation culturelle, etc) ne doit pas se faire au travers d’aménagements pérennes, nombreux ou volumineux (terrasses, pavillons) ou d’une programmation rigide qui empêcheraient les initiatives ou compromettraient certains des usages actuels : point de rassemblement des manifestations et espace de solidarité au profit des SDF.


Inventer une place ouverte mais préserver son caractère symbolique, élargir les possibilités de partage de l’espace sans le banaliser et en lui conservant une forte spécificité liée à son histoire, tel est le défi auquel nous sommes nombreux, élus, architectes, urbanistes, riverains et citoyens, à vouloir nous atteler. Vu le nombre de participants qui avaient bravé la neige le 8 décembre pour en parler et y apporter leur pierre, il n’y a pas à douter que la capacité collective à le relever sera au rendez-vous.

jeudi 9 décembre 2010

Voyage aujourd'hui dans les Halles de demain au Pavillon de l'Arsenal

A quelques semaines du début du chantier de réaménagement des Halles, l’exposition «Les Halles, le nouveau cœur de Paris» ouvre ses portes au Pavillon de l’Arsenal. Installée autour d’une maquette exceptionnelle de 65m2, l’exposition présente l’ensemble des aménagements des espaces publics et du jardin, permet de découvrir l’extraordinaire réseau souterrain de la salle d’échanges et détaille la Canopée. Chacun peut ainsi comprendre les spécificités de cet ambitieux projet urbain qui constitue une opération majeure pour Paris et pour la métropole.

Pour la première fois au Pavillon de l’Arsenal et sur plus de 600m2, une exposition donne à voir un projet d’architecture juste avant sa réalisation : la Canopée et le Pôle transport qui accueille chaque jour plus de 750 000 visiteurs, sont présentés « dans leur état d’avancement le plus détaillé, c’est à dire exactement comme ils devront être construits »*.

Le visiteur est invité à partager l’aventure de cette construction au travers d’une centaine de dessins, maquettes d’étude et vidéos réalisés par les architectes de la Canopée Patrick Berger et Jacques Anziutti. Ces documents décrivent les caractéristiques de cet ouvrage d’art, expliquent les grands principes qui ont guidé les architectes jusqu’à la définition finale du projet mais aussi les enjeux et détails constructifs de cette Canopée qui « désigne tout autant le volume supérieur des arbres que l’abri naturel qu’il constitue pour l’homme, ici, cette canopée architecturale… est un abri à l’échelle urbaine contre les intempéries et contre les chaleurs excessives… »*.

Un film d’animation, réalisé par la Ville de Paris et la SempariSeine et projeté à l’occasion de l’exposition, guide le visiteur au cœur du projet et de cette construction qui descend à plus de 20 mètres sous le niveau de la rue et dont l’enveloppe translucide de la Canopée, plus grande qu’un terrain de football, est une véritable prouesse technique réalisée en plein de centre de Paris.
* Patrick Berger

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Les Halles, voyage au coeur du Paris de demain
envoyé par Pavillon-Arsenal. - Découvrez plus de vidéos créatives. 
Pour en PPsavoiplus : © PAVILLON DE L'ARSENAL   21, bld Morland 75004 Paris   +33 1 42 76 33 97   infopa@pavillon-arsenal.com
Horaires d'ouverture : du mardi au samedi de 10h30 à 18h30 et le dimanche de 11h à 19h

Elections régionales : un sursis de bon augure ?

Il ne faut pas se démobiliser pour autant et celles et ceux qui souhaitent apporter leur soutien à Jean-Paul HUCHON peuvent adhérer au groupe qui s'est créé sur facebook en cliquant ici

Le communiqué du CE : Élections régionales d’Île-de-France

Poursuivant, à la suite de la séance publique du vendredi 3 décembre, son délibéré sur les protestations formées contre les élections au conseil régional d’Île-de-France de mars dernier, l’assemblée du contentieux du Conseil d’État a examiné les conséquences à tirer de la note en délibéré et de la question prioritaire de constitutionnalité dont le Conseil d’État a été saisi le lundi 6 décembre.

Elle a estimé que la question prioritaire de constitutionnalité posée par l’une des parties apportait des éléments nouveaux qui rendent nécessaire la réouverture de l’instruction.

La note en délibéré et la question prioritaire de constitutionnalité sont donc communiquées aux différentes parties à l’instance, qui sont invitées à présenter leurs observations dans un délai de trois semaines.

Au terme de ce débat contradictoire, le Conseil d’État se prononcera courant janvier sur le point de savoir si la question prioritaire de constitutionnalité dont il a été saisi doit être transmise au Conseil constitutionnel.

En application des règles qui gouvernent l’examen des questions prioritaires de constitutionnalité, le Conseil d’État surseoit à statuer sur l’élection jusqu’au règlement de la question qui a été soulevée par l’une des parties.



mardi 7 décembre 2010

Election de Jean-Paul HUCHON contestée : et si on revotait ?


A l’examen de la proposition d’annulation de l’élection de Jean-Paul HUCHON, qui vient d’être formulée par le rapporteur public du Conseil d’Etat, saisi d’un recours par un militant de l’UMP, il y a de quoi, une fois la stupéfaction passée, être plus que révolté du déni de démocratie que cela constituerait.

Explications : il est reproché à Jean-Paul HUCHON d’avoir réalisé une campagne d’information, au nom de la Région et du STIF (Syndicat des transports d’Ile-de-France), sur les actions de ces institutions en matière de transport. Cette campagne, intervenue dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité, a eu lieu en septembre 2009, soit 6 mois avant les élections régionales et préalablement à la déclaration de candidature de Jean-Paul HUCHON.

Par ailleurs, elle reprenait un thème récurrent depuis que la Région a la responsabilité des transports en Ile-de-France (c’est-à-dire 2004) et mettait en avant des réalisations ou projets votés par l’ensemble des formations politiques du Conseil Régional.

Précisons en outre que la Commission nationale des comptes de campagne, composée de hauts magistrats (Conseil d’Etat, Cour des Comptes, Cour de Cassation) avait approuvé les comptes de campagne de Jean-Paul HUCHON et explicitement dénié tout caractère illégal à l’opération de communication sur les transports.

Alors pourquoi une telle position du rapporteur public du Conseil d’Etat (qui doit statuer dans les prochains jours) ?

La réponse se trouve en partie dans la « sanction » préconisée : l’annulation de l'élection de deux personnes : Jean-Paul HUCHON, la tête de liste, et la dernière élue de la liste, notre camarade Isabelle BERESSI.

En dépit des nombreuses interventions du président de la République dans la campagne, promouvant un « Grand Paris » aussi pharaonique que virtuel, au look se voulant attractif et branché avec son « Grand huit » desservant un « archipel de clusters[1] », ce ne sont, en effet, pas moins de 400 000 voix qui ont séparé la liste conduite par Jean-Paul HUCHON de celle de Valérie PECRESSE. Annuler le scrutin - ce qui, somme toute dans la logique du rapporteur, serait le plus cohérent juridiquement et intellectuellement - conduirait à exposer la liste de la majorité présidentielle et de ses alliés à une nouvelle défaite.

Plus cinglante encore ?

Il est donc plus facile de déstabiliser ainsi la région capitale, première région d’Europe, symbole de la résistance à un pouvoir autoritaire et centralisateur. Et de régler ses comptes avec un président de région porteur, comme nombre de responsables de collectivités territoriales de gauche, d’un autre modèle de développement économique, social, écologique et démocratique, source d’une véritable espérance pour un proche avenir.


[1] Frédéric Léonhardt  - Crise des transports en région parisienne : vers le nouveau « réseau express métropolitain » 
Penser la métropole parisienne (ouvrage collectif de l’Encyclopédie du développement durable – éditions L’Harmattan)

Invalidez-nous !

Ci-dessous l’appel que j’ai signé avec mes collègues 
de la majorité du Conseil régional, 
témoignant de notre soutien indéfectible 
à Jean-Paul HUCHON.

                                    INVALIDEZ-NOUS !

Appel des 142 conseillers régionaux de la majorité du Conseil régional d’Ile-de-France : Tous Solidaires

Le rapporteur public a présenté vendredi les recommandations qu’il fait au Conseil d’Etat dans le cadre du recours déposé par le militant UMP, Paul Midy, pour demander l’annulation de l’élection de Jean-Paul Huchon.
Dans ses conclusions, le rapporteur public ne conteste pas le résultat des urnes, qui est sans appel: la liste de la gauche et des écologistes conduite par Jean-Paul HUCHON a été élue à 57% des voix, soit plus de 400.000 voix d’avance sur celle de Valérie PECRESSE. 
Ces conclusions ne visent, en réalité, qu’un seul objectif : sanctionner le Président de Région en le déclarant inéligible
L’UMP poursuit ainsi sa volonté de harceler et de bâillonner la majorité régionale en s’attaquant personnellement à celui qui a mené la liste ayant rassemblé plus de deux millions de voix au second tour de l’élection régionale du mois de Mars.
Valérie Pécresse et son parti doivent enfin prendre acte du résultat des élections et mettre fin à cette campagne odieuse.  
Nous le disons avec force : Si le Conseil d’Etat considère que la campagne des régionales est contestée, nous lui demandons d’aller jusqu’au bout de son raisonnement en annulant le résultat de l’élection. En aucun cas, cet acte de vengeance politique ne peut concerner un seul homme : c’est à l’ensemble de la gauche et des écologistes que la droite s’attaque.
Pour notre part, nous considérons avoir mené une campagne honnête, faite de débat et de confrontations sur les idées et les projets. Nous en assumons collectivement la responsabilité.
Voilà pourquoi, nous souhaitons aujourd’hui affirmer notre solidarité avec le Président de la Région Ile-de-France, Jean-Paul HUCHON.

Si Jean-Paul HUCHON doit être invalidé, invalidez-nous !

lundi 6 décembre 2010

La République et les futurs du 3ème vous attendent

Concertation, participation, nombreuses sont les occasions offertes aux habitants et habitantes du 3ème de peser sur les grands projets et l'évolution de notre arrondissement. 

Pas plus tard que jeudi soir dernier, se tenait ainsi à la Maison de l'Europe une réunion publique de restitution des conclusions des quatre groupes de travail qui ont planché sur différents aspects du futur PSMV (plan de sauvegarde et de mise en valeur du Marais). Un compte rendu en sera disponible prochainement.

Et mercredi prochain, les habitants sont invités à s'exprimer sur le projet de réaménagement de la place de la République.


Pendant plusieurs mois, leurs avis, réflexions et attentes sur le visage de cette place demain ont été sollicités : cette réunion aura pour objet la restitution de cette phase de la concertation et la présentation du projet ainsi enrichi. 

Elle se tiendra  le mercredi 8 décembre à 19 heures dans la salle des fêtes de la mairie du 10e arrondissement (72, rue du Faubourg Saint-Martin. Métro : Château d'eau ).
Pour mémoire, la première étape de la concertation a dessiné les grandes lignes de l’'aménagement de la place. 
Depuis le mois de mai 2010, la seconde phase de concertation a porté sur les déplacements, les usages et les équipements de la future place. Réunion publique, ateliers, visites, avis déposés sur paris.fr : tous les moyens ont été mis en oeuvre pour interroger les personnes intéressées : riverains, habitants, commerçants, associations, usagers des transports, ...

Cette réunion publique sera présidée par Anne Hidalgo, Première adjointe au Maire de Paris, et Annick Lepetit, députée de la 17e circonscription, adjointe au Maire de Paris, chargée des déplacements, des transports et de l’espace public. Seront également présents Pierre Aidenbaum, Maire du 3e, Rémi Féraud, Maire du 10e, et Patrick Bloche, Maire du 11e.


Et les "futurs du 3ème", où en sont-ils ? 

L'un des "ateliers du futur du 3ème" (celui consacré au projet d'ilôt innovant de développement durable) se réunira le jeudi 9 décembre dans la salle du conseil de la mairie du 3ème à 20h. N'hésitez pas à vous y impliquer si vous êtes intéressés. Si d'autres ateliers vous intéressent, vous trouverez ci-dessous un récapitulatif de toutes les prochaines réunions des différents ateliers. Si vous souhaitez participer à l'un de ces ateliers, il est préférable de le signaler à Pierre-Henri Casamayou à l'adresse suivante : pierre-henri.casamayou@paris.fr 


Atelier citoyen

Prochaine réunion



Ilot innovant de développement durable


Jeudi 9 décembre - 20h
Marie du 3e
salle  du Conseil



Marché alimentaire



Lundi 20 décembre - 19h/21h
Mairie du 3e
salle de réunion, 1er étage aile Bretagne


Gestion des tensions urbaines



Lundi 10 janvier - 19h/21h
Mairie du 3e
salle de réunion, 1er étage aile Bretagne



Café associatif



Mercredi 15 décembre - 19h/21h
Café d’Aligre
3, rue d’Aligre  75012



Intergénérationnel



Lundi 11 janvier - 19h/21h
Mairie du 3e
salle de réunion, 1er étage aile Bretagne



Ouverture de l’espace urbain




Pas de date de réunion encore fixée




jeudi 2 décembre 2010

Un mauvais procès contre l'élection de Jean-Paul Huchon

Communiqué de presse des Groupes de la majorité au Conseil régional d’Ile-de-France


Paris, le 2 décembre 2010


Les groupes de la majorité du Conseil Régional s’indignent du recours en annulation des élections de mars 2010 déposé par un cadre de l’UMP, qui sera débattu par le Conseil d’Etat le vendredi 3 décembre.

Ce recours est soi-disant fondé sur une campagne institutionnelle sur les transports, menée en septembre 2009, six mois avant l’élection alors qu’elle s’inscrivait dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité.

Cette campagne se déroule chaque année depuis quatre ans pour promouvoir des opérations de transports, votées à l’unanimité tant par la gauche que par la droite.

Ces éléments ont conduit la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) à approuver le compte de campagne de Jean-Paul HUCHON et à en autoriser le remboursement.

Cette commission a même indiqué que « la campagne d’affichage du STIF et du Conseil régional ne faisait nullement référence à la campagne électorale en cours ».

Les groupes de la majorité rappellent qu’au soir du deuxième tour des élections régionales, plus de 400.000 voix séparaient les listes de la gauche et des écologistes de celles conduites par la droite.

Ce recours constitue une étonnante contestation du vote démocratique exprimé par les Franciliennes et les Franciliens. A quelques jours de l’examen du budget régional pour 2011, il vise également à remettre en cause le travail mené depuis huit mois par la gauche et les écologistes en Île-de-France.

Confiants dans le travail du Conseil d’Etat, les groupes de la majorité assurent le Président de la Région, Jean-Paul HUCHON, de leur totale solidarité.

Guillaume BALAS, président du Groupe socialiste
Cécile DUFLOT, présidente du Groupe Europe Ecologie Les Verts
Gabriel MASSOU, président du Groupe Front de Gauche
Jean-Marc NICOLLE, président du Groupe MRC
Pascale LE NEOUANNIC, présidente du Groupe Front de Gauche et Alternatifs
Eddie AIT, président du Groupe PRG-MUP