jeudi 22 décembre 2011

L'aménagement du territoire au coeur des équilibres franciliens

Sujet technique s'il en est, l'aménagement du territoire est une politique essentielle, à la fois stratégique et opérationnelle, si l'on veut garantir un développement équilibré et solidaire des territoires. Tel reste, malgré le contexte contraint, l'objectif du Conseil régional en Ile-de-France et c'est ce que traduit le projet de budget 2012 dans ce domaine, projet au sujet duquel je suis intervenue en séance le 15 décembre dernier.  


Budget 2012 / Aménagement : critérisation et... par Groupe-socialiste-IDF

lundi 19 décembre 2011

Soyez les artisans de la victoire du 6 mai 2012 !

Pas de trêve des confiseurs ou, alors, qu'elle soit le prélude à une année 2012 qui doit commencer sur des chapeaux de roue. François Hollande adresse un courrier aux électeurs des primaires avec un mot d'ordre : MOBILISATION !

Pour participer à la campagne, un seul clic ici

Chère Madame, Cher Monsieur,

Vous avez participé les 9 et 16 octobre aux primaires citoyennes.
Je voulais vous dire ma fierté d’avoir été désigné par une procédure qui a associé plus de 3 millions de personnes.
Je mesure ma responsabilité. Elle doit être à la hauteur de la confiance que vous m’avez accordée.
Votre mobilisation a constitué un message clair. J’y ai vu le signe d’une attente forte pour le changement en 2012 dans un moment particulièrement difficile pour la France et pour l'Europe.
La crise économique, l'endettement public record, la montée du chômage nécessiteront pour être conjurés un effort de rassemblement et de justice pour redresser notre pays.
Je porterai trois grands engagements : le pacte productif pour rehausser le niveau de l'emploi et de la croissance, le pacte redistributif pour réduire les inégalités et le pacte éducatif pour faire de la jeunesse la grande priorité du prochain quinquennat.
Je veux aussi montrer que le changement exigera une conception de la démocratie dans laquelle le président respectera les citoyens et les valeurs de la République.
Cette campagne sera dure et âpre. Je sais que nos concurrents ne répugneront pas à user de la caricature, du dénigrement, voire du déni de leur propre bilan. J'aurai donc besoin de la participation de chacun, bien au-delà des partis qui soutiennent ma candidature.
Vous avez été les acteurs des primaires, vous serez demain les artisans de la victoire de la gauche en 2012.
Je vous fournirai régulièrement argumentaires et informations. N'hésitez pas à faire connaître à mon équipe vos suggestions.
Je souhaite en cette fin d'année 2011 que la France connaisse, le 6 mai 2012, l’avenir qu’elle mérite.
 





François HOLLANDE

vendredi 16 décembre 2011

Place de la République : un beau projet


Après une longue période de concertation et d'enquête publique, le projet de réaménagement de la place de la République a été finalisé. Il a été présenté en détail lors de la réunion publique du 13 décembre dernier. 
Rappelons que conformément aux principes d'aménagement de l'espace public qui guident la Ville de Paris et correspondent aux aspirations de nombreux habitants - meilleur équilibre entre les différents usages,  promotion d'autres modes de déplacement, prise en compte des personnes à mobilité réduite (PMR) -, la surface affectée aux piétons passe de 14 000 à 25 000 m2 (70% de l'espace) et celle de la voirie de 21 500 m2 à 10 500 m2. Pour le "côté 3ème", à noter que le trottoir va être élargi puisqu'il passe de 8m à 13m. 


L'ensemble des aménagements prévus traduit combien la requalification de cette place symbolique mais si dégradée aujourd'hui va être importante.

L’aménagement de l’esplanade
  • Les deux terre-pleins existants autour de la statue sont réunis en une esplanade de 2 hectares ;
  • La nouvelle esplanade est reliée au côté nord-est de la place ;
  • Le parvis est traité en aire piétonne pour assurer une bonne cohabitation entre les différents flux en obligeant les véhicules à rouler au pas ;
  • Deux « terrasses » sont modelées dans le terrain à l’arrière de l’esplanade (côté nord-est), dans la continuité du parvis. Elles sont marquées par un simple emmarchement sur trois de leurs côtés, propices à l’assise et à la rencontre.
Le Pavillon
  • La terrasse en face de la Caserne Vérines possède un pavillon de 150m², qui devrait accueillir un café à thème.
Les assises
  • Le projet prévoit trois types d’assise, répondant à des usages différents :
        • les emmarchements et le nouveau socle de la statue ;
        • des chaises et bancs de dimensions variables disposés sur l’esplanade et sur les trottoirs périphériques ;
        • des chaises "mobiles", mises à disposition (comme au Luxembourg ou aux Tuileries).
Les matériaux
  • Un sol minéral en dalles béton préfabriqué offre une unité générale à la future place.
  • Les dalles béton seront également présentent sur les trottoirs côté 3ème, tandis que les trottoirs 11ème et 10ème seront traités en asphalte.
  • Trois formats de dalles seront utilisés : grande dimension au centre de l’esplanade, moyenne sur le reste du parvis et petite dimension sur les trottoirs.
L’éclairage
  • 34 Mâts aiguilles seront implantés dont 10 équipés d'un écran de Leds le long de la voie mixte.
  • 19 Candélabres existants seront customisés pour les terrasses.
  • La mise en lumière de la statue sera créée par des spots dans le bassin.
L’eau
  • Un bassin de 3m de large au dos d’un nouveau banc circulaire autour de la statue de la République.
  • Une fine lame d’eau coulant au sol, à laquelle sont associés des vaporisateurs (côté 10ème).
Les arbres
  • 31 arbres seront abattus sur les 129 de la place.
  • 56 nouveaux arbres seront plantés. Ce sont ainsi 152 arbres qui ponctueront l’esplanade et les trottoirs périphériques avec un gain de 23 arbres par rapport à l’existant.
L’organisation de la circulation
  • La circulation automobile dans la rue du Faubourg du Temple est coupée au niveau de la rue Yves Toudic et autorisée à certains véhicules motorisés (bus, taxis, livraisons…), ainsi qu’aux circulations douces.
  • Une voie de 7 mètres de large autorisée aux bus et taxis est aménagée sur le côté nord-est de la place au sein de l’esplanade piétonne ; elle est connectée à la rue du Faubourg du Temple.
  • Une circulation à double sens est créée autour de la nouvelle esplanade, sur ses trois côtés.
  • Les trottoirs périphériques ainsi que les traversées piétonnes sont redimensionnés pour faciliter la circulation des piétons et l’installation des terrasses de café. Le trottoir côté 3ème est notamment élargi à 13 m ; une bande technique de 2 mètres accueille livraisons et taxis, une station Autolib’ et une station Velib’, du stationnement 2 roues, ainsi qu’un arrêt de bus.
  • L’intermodalité est largement valorisée avec l’implantation des arrêts de bus à proximité immédiate des principaux accès au métro, de nouveaux emplacements vélos et Vélib’ et d’une station de taxis.
  • Les cyclistes sont autorisés à circuler au pas au sein de l’aire piétonne, une bande cyclable est marquée sur chaussée autour de la place, trois stations Vélib’ (75 places) ainsi que de nombreux stationnements pour vélos laisseront une large place aux cyclistes.
  • 30 places de motos sur la place plus d'une centaine à proximité.
  • Au moins 4 emplacements de livraisons sont prévus sur le pourtour de la place. Livraisons possibles rue Yves Toudic.
  • 4 stations de taxis seront ouvertes représentant 36 places : rue du faubourg du Temple (10), trottoir 3ème (8), bd St Martin (9), av de la République (9). 
     
    Et les travaux ? 

    PHASE 1 – De Janvier à Mai 2012 – réalisation de la chaussée et dés équipements des terre-pleins centraux actuels
    • Du 03/01 au 13/01 : travaux préparatoires (installations de chantier – barriérage du terre-plein – mise en place des cheminements piétons provisoires pour le maintien des accès au métro…)
    • Le 9/01: fermeture de la rue du Fg du Temple  et mesures circulatoires d’accompagnement:
      • inversion de la rue de Malte, de la rue Yves Toudic (entre la rue du Fg du Temple et la rue Léon Jouhaux), et de la rue Lucien Sampaix (entre la rue des Vinaigriers et le quai de Valmy),
      • mise à sens unique de la rue Yves Toudic, de la rue Léon Jouhaux vers la rue Dieu,
      • suppression du couloir de bus de la rue du Fg du Temple entre la rue de Malte et le quai de Valmy, pour création de stationnements livraisons, 2 roues motorisés et vélos,
      • création d’une voie de tourne-à-droite sur le Bd Jules Ferry vers l’avenue de la République,
      • modification de l’emplacement des îlots sur l’avenue de la République pour mise en place d’une circulation sur 2 files dans le sens entrant depuis la place.
    • De mi- janvier à mi-mars 2012 :
      • réalisation de la ½ chaussée côté 3ème arrdt et élargissement des trottoirs côté 3ème
      • réalisation de la ½ chaussée côté 10ème
    • De mi-mars à mi -mai 2012 :
      • réalisation de la ½ chaussée intérieure (coté terre plein central) sur les trois cotés (10ème, 3ème et 11ème)
      • réalisation de la ½ chaussée 11ème

    NB : En parallèle des travaux de voirie, les concessionnaires seront encore présents sur le site pour terminer leurs travaux (renouvellement des réseaux ERDF et GRDF sur les trottoirs périphériques, réfection de l’étanchéité des ouvrages RATP situés sous le terre-plein central).

    PHASE 2 – De Mai à Octobre 2012 – début de l’aménagement de l’esplanade piétonne et des trottoirs périphériques
    • A partir de mai 2012 :
      • fermeture du grand giratoire, la circulation se fait à double sens le long de la future esplanade,
      • les Grands Boulevards sont mis à double sens entre le bd Sébastopol et la place,
      • l’entrée sur la place par la rue Beaurepaire n’est plus possible,
      • adaptation du carrefour Quai de Valmy/rue León Jouhaux,
      • inversion de la rue Albert Thomas
    • A partir de mai 2012 : réalisation du local fontainerie, du miroir d’eau et du bassin de la statue, réalisation des puits d’infiltration
    • Mai-juin 2012 : réalisation de la voie autorisée à la circulation des bus et taxis
    • Juin – Août 2012 : réalisation du trottoir devant la caserne Verines
    • Sept- Octobre 2012 : réalisation du trottoir devant les magasins réunis, des trottoirs 10ème et 11ème
    • A partir de Septembre 2012 : nettoyage de la statue (2 mois), pose du dallage béton (jusqu’à la fin du chantier) et construction du pavillon

    PHASE 3 – D’Octobre 2012 au printemps 2013 – fin de l’aménagement de l’esplanade piétonne et des trottoirs périphériques
    • Hiver 2012/2013 : plantation des nouveaux arbres
    • De novembre 2012 à janvier 2013 : réalisation des trottoirs de l’entrée du bd Magenta et de la rue Beaurepaire, de la voirie et du trottoir Est de la rue du Fg du Temple.
    • De janvier à avril 2013 : Réalisation du trottoir Ouest de la rue du Fg du Temple, et des trottoirs ouest et Sud-Est de la place.
    NB : La pose des mobiliers d’éclairage public sera réalisée à l’avancement du chantier.

mercredi 14 décembre 2011

Séance budgétaire à la Région Ile-de-France

Le Conseil régional est réuni pour 3 jours, jusqu'au 16 décembre, afin d'adopter le budget régional.























Comme le montre le schéma ci-dessus, ce projet de budget, en légère augmentation par rapport à 2011, traduit, malgré un contexte difficile marqué par la crise et la baisse des dotations versées par l’État, la volonté des élus de la majorité régionale de poursuivre la mise en oeuvre de leurs engagements et de refuser d'alimenter une spirale récessionniste.

Quelques points notables de ce projet :

Le Plan de mobilisation pour les transports passe à la vitesse supérieure

En ce qui concerne le volet transports, qui constitue le principal poste budgétaire de la Région (1,2 milliard en crédits de paiement en 2011), l’objectif est de poursuivre le Plan de mobilisation lancé en 2008 et d’accélérer les investissements afin d’améliorer le réseau francilien d’ici à 2020. Cela implique la poursuite de plusieurs études, notamment pour le prolongement du RER E à l’Ouest et celui de la ligne 14 vers Saint-Denis (93) et Orly (94). Par ailleurs, il est prévu de continuer de moderniser les RER C et D et de mener à bien les différents chantiers de tramways, dont deux s’achèveront l’an prochain : l’extension du tramway T1 (Saint-Denis – Noisy-le-Sec) jusqu’à Asnières-Gennevilliers (92) et celle du T2 (porte de Versailles – La Défense) jusqu’à Bezons (95). 

Des lycées toujours plus neufs

Pour ce qui est du volet éducation, la volonté est toujours d’orienter les efforts sur la rénovation des lycées. Depuis 1998, 170 établissements ont ainsi fait l’objet de travaux dans les huit départements franciliens. À l’heure actuelle, une trentaine de chantiers sont en cours pour un montant total de 630 millions d’euros, et une vingtaine d’autres devraient débuter au cours de l’année 2012. En outre, la lutte contre le décrochage scolaire, décrétée Grande cause régionale au mois de septembre dernier, donnera lieu à plusieurs actions qui seront décidées lors d’Assises organisées en début d’année. 

La création de logements sociaux soutenue

Enfin, la Région ne délaisse pas pour autant ses autres champs d’actions, à l’instar du logement social. Les efforts en matière de construction seront maintenus, avec une priorité qui sera donnée au logement dit très social. Autrement dit à la catégorie de logement qui fait actuellement le plus défaut en Île-de-France au regard de la situation économique des ménages et des défaillances du marché immobilier. 






vendredi 9 décembre 2011

Place de la République : le projet avance

Réunion publique de présentation du projet et des travaux 

Présidée par Annick Lepetit, députée de Paris, adjointe au Maire de Paris, chargée des déplacements, des transports et de l’espace public, elle se déroulera en présence des maires des trois arrondissements concernés (3e, 10e, 11e),  Pierre Aidenbaum, Rémi Féraud et Patrick Bloche.


Rendez-vous le 13 décembre 2011 à 19h au Gymnase Verdier, 11 rue de Lancry (10e)

Venir en :
Métro : Lignes 3, 5, 8, 9 et 11
Bus : 20, 56, 65, et 75
Vélib’ : 23, Place de la République, 8, place Jacques Bonsergent, 3, rue du Château d’Eau ou 50, rue René Boulanger.

mardi 6 décembre 2011

Tarification unique dans les transports franciliens : une réforme d'ampleur

Lors des dernières élections, la majorité régionale a pris l’engagement de mettre en œuvre une tarification unique du Pass Navigo à mi-mandat, dans le cadre du plan de modernisation des transports publics franciliens.
Cet engagement se fondait sur un double constat : l’obsolescence du système actuel de zones et la nécessité d’améliorer la mobilité, de renforcer l’identité régionale et l’équité territoriale.
Le STIF (Syndicat des Transports d’Ile-de-France, autorité organisatrice des transports) a engagé plusieurs mesures tarifaires, visant à réduire le nombre de zones. Parallèlement, de premières études ont été lancées pour évaluer les coûts de la mise en œuvre de la tarification unique du Pass Navigo.
Il est proposé aujourd’hui d’adopter un protocole portant sur une réforme tarifaire ambitieuse en Ile-de-France : effectif dès 2012, il s’inscrit dans un calendrier triennal permettant d’assurer le parachèvement des études, la mobilisation de nouvelles ressources, la modification des équipements et des temps d’explication avec les usagers et les acteurs des transports en commun.

Que propose le protocole ?
1.      Une réforme tarifaire globale et cohérente qui préserve les équilibres financiers du STIF afin de ne pas compromettre le nécessaire développement de l’offre de transport et de la qualité de service, premières priorités des usagers des transports en Ile-de-France.
2.      La mise en œuvre d’une tarification unique du Pass Navigo au départ de tout lieu en Ile-de-France, par la suppression des zones tarifaires. Celle-ci s’appuie sur :
  1. La création d’un « Pass unique » au tarif de la zone 1-2, dont le financement sera assuré par la mobilisation de ressources additionnelles à celles nécessaires au développement de l’offre et à l’amélioration de la qualité de service, ressources liées notamment à l’harmonisation du Versement Transport ;
  2. La mise en place de « forfaits de proximité » : préservant les actuels détenteurs des forfaits les moins onéreux ainsi que les utilisateurs réguliers de billets et de tickets, ces forfaits permettront de se déplacer sur de courtes distances à partir de tout point du réseau, ou à moindre fréquence sur l’ensemble du réseau ;
  3. La mise en place d’un nouveau système tarifaire, les unités transports, autorisant la modulation du coût du transport en fonction de la qualité de service, de la qualité de l’offre, des critères de tarification sociale, etc.
3.      L’organisation d’une large concertation à l’échelle de l’Ile-de-France, qui associera les Francilien-ne-s aux différentes étapes de mise en œuvre de la réforme.
4.      La modernisation et la simplification des modes de paiement des titres de transports, par l’ouverture d’un paiement par Internet et le développement de la technologie NFC.
5.      Le développement de l’inter-opératibilité des titres de transport avec les autres modes de déplacement (Vélos en libre service, Voguéo, parkings relais, etc).
     Comme l'a exprimé le président du Groupe socialiste à la Région, Guillaume Balas, « cet accord est le symbole d’une majorité de gauche tournée vers l‘avant et vers l’innovation. Les transports publics dans notre région constituent le ciment de nos vies quotidiennes et jouent un rôle phare dans le développement économique de l’Île-de-France. Ils font l’objet depuis l’élection régionale d’une accélération sans précédent des investissements pour développer de nouvelles lignes et offrir davantage de prestations aux usagers. Il est donc normal de proposer en 2012 une évolution des tarifs qui participe de l’amélioration du service proposé. » 

samedi 3 décembre 2011

Compte rendu de la séance du Conseil régional d’Ile-de-France des 17 et 18 novembre 2011

      

           Création de la Société d'Economie Mixte (SEM)
                           « Energies Posit'if »
La création de la SEM « Energies Posit’IF » était inscrite au Plan régional Climat adopté par la majorité régionale en juin 2011. Elaborée en concertation avec les collectivités locales et pensée au service des Franciliens, cette SEM sera dotée de 15 millions d’€  pour lancer son activité et apporter une expertise gratuite à ses clients.
« Energies Posit’IF » doit répondre au double enjeu de la rénovation énergétique des logements et de la production d’énergies renouvelables (EnR).
En effet, 2 logements franciliens sur 3 (83 % à Paris !) ont été construits avant 1975, date de la première règlementation thermique, ce qui se traduit par une surconsommation énergétique (gaz naturel, fioul, électricité), elle-même source de vulnérabilité des Franciliens les plus modestes.
Par ailleurs, face à la dépendance énergétique de notre Région et au renchérissement des prix de l’énergie, le développement des énergies renouvelables s’impose. La Région accompagne déjà des projets d’EnR mais, au regard des objectifs européen (« 3x20 % en 2020 »), national (lois « Grenelle ») et régional (Plan régional pour le climat), un effort significatif doit être consenti.
Ce seront là les deux missions de la nouvelle SEM dont l’intervention aura un effet de levier important en matière de rénovation énergétique des bâtiments (en particulier des copropriétés, du parc social et des immeubles des collectivités locales) et de soutien des projets EnR. Sur ce dernier point, elle répondra également au souhait des collectivités locales de voir se renforcer la maîtrise publique sur les investissements dans le solaire photovoltaïque, l’éolien ou la géothermie.

Détentrice de la plus grosse part du capital, la Région sera associée à de nombreux autres actionnaires dont la Ville de Paris, les Départements 77 et 94, des communautés d’agglomération, des syndicats de communes, la MACIF, la Caisse des Dépôts…

Labellisation de 16 Domaines d’Intérêt Majeur (DIM) 
Sur proposition du Conseil scientifique régional (CSR), qui avait reçu plus de 50 candidatures, le Conseil régional a décidé la labellisation de 16 DIM, aux thématiques les plus diverses[2].
Rappelons ce qu’est un DIM : il s’agit, dans le cadre de la politique régionale en matière de recherche, de cibler un réseau de dimension régionale de chercheurs publics ou privés à but non lucratif, structuré autour d’une thématique d’importance fédérant plusieurs disciplines et s’inscrivant dans les grandes priorités régionales (santé, conversion écologique et sociale, inégalités, questions sociales…).
Une fois labellisés, ces DIM bénéficient d’un soutien en fonctionnement comme en investissement, soutien qui participe ainsi au développement de l’emploi scientifique.
                                         

Orientations budgétaires pour 2012
Malgré les incertitudes pesant sur le contexte économique (prévisions de croissance, plan de rigueur national) et les recettes régionales (gel des dotations de l’Etat) et grâce à sa situation financière saine, la Région présentera un budget en hausse, traduisant la volonté politique de mettre en œuvre les priorités qui sont les siennes. La jeunesse et les transports, bien sûr, mais aussi le logement, l’emploi, l’égal accès à la culture et au sport, la recherche…
Le projet de budget sera présenté et débattu lors de la séance du Conseil régional du mois de décembre. J’y reviendrai en détail le moment venu.
  
Stratégie régionale de tourisme et de loisirs
Par cette délibération, le Conseil régional a confirmé sa volonté de conforter durablement le statut de première destination touristique mondiale qui est celui de Paris/IDF.
Les axes principaux en sont les suivants : amélioration de l’offre de transport sous l’angle de l’usage touristique (transport de nuit, « pass » divers,…), renforcement des capacités, de la qualité et de la variété de l’hébergement à vocation touristique, notamment en direction des jeunes et des familles, ainsi que de la place du tourisme d’affaires.
Ces objectifs seront à croiser avec des priorités transversales telles que le développement d’un tourisme durable (écotourisme, accessibilité pour les personnes en situation de handicap, norme BBC pour les constructions/rénovations) et la recherche d’un équilibre territorial (valorisation de la dimension « nature »). Tout cela sans omettre la dimension sociale (appui aux structures d’économie sociale et solidaire et au tourisme social).
                                   

Programme d’aide régionale à la construction, reconstruction, extension et rénovation d’équipements sportifs liés aux lycées
Selon une enquête réalisée en 2005, 95% des lycées ont recours à des installations sportives externes, encore trop souvent éloignées et aux disponibilités parfois en forte tension. Un dispositif d’aide régionale aux communes d’implantation des lycées qui construisent des équipements sportifs à la disposition des lycéens pendant les heures scolaires a été adopté en 2000. Il est aujourd’hui proposé de l’actualiser dans un sens plus volontariste encore, grâce à l’augmentation du plafond des dépenses subventionnables (qui passe à 3 millions d’ au lieu de 2), à la majoration de la subvention selon le temps hebdomadaire de mise à disposition des lycées et, en lien avec la critérisation mise en place lors de la précédente séance du Conseil régional[3], à une bonification de 10% au profit des communes les moins favorisées. A noter que les projets ne sont éligibles que s’ils respectent le référentiel « Aménagement et construction durables » élaboré dans le cadre de l’agenda 21.

     Les grandes orientations du programme d’investissement des lycées pour 2012-2022 : 


        Intervention de Didier Fischer au nom du groupe socialiste
La Région prépare la révision du PPI/PPR. Derrière cet acronyme, se trouve le programme de construction et de rénovation des lycées d’Île-de-France. Les élus du groupe socialistes considèrent que ce programme doit faire face à trois enjeux : l’ampleur des inégalités et ses conséquences, les difficultés patrimoniales liées aux nouvelles constructions ou rénovations d’établissement ainsi que les perspectives d’évolution démographique attendues pour les 10 prochaines années. Ces trois enjeux sont autant de questions auxquelles la Région devra trouver des réponses avec cette révision du PPI/PPR, qui sera acté à l’automne 2012.
Les Conseillers régionaux socialistes ont salué l’important processus de consultation de tous les acteurs du secteur éducatif qui a précédé la présentation de ce rapport d’étape du programme de construction et de rénovation des lycées. Ces 12 rencontres, réunissant environ 600 personnes, organisées dans tous les départements franciliens, afin d’écouter et de comprendre les attentes des communautés scolaires, des élus, des parents d’élèves et des élèves témoignent de l’attachement de la majorité régionale à la concertation, et au dialogue. Cette consultation se poursuivra jusqu’à la rédaction du prochain PPI/PPR prévue à l’automne 2012. Le groupe socialiste se réjouit de voir s’instaurer une véritable méthode de travail participative, dont l’efficacité est incontestable.
Même si ce programme d’investissement est en cours d’élaboration, ce point d’étape est une occasion pour le groupe socialiste à la Région de défendre sa vision de l’Enseignement secondaire : à savoir la recherche de l’égalité réelle entre les lycéens, les établissements et les territoires, grâce à une démarche de concertation innovante.
Voici les grandes orientations de ce programme d’investissement pour les 10 années à venir :
-       Garantir à tous les lycées d’Île-de-France les moyens de proposer une offre de formation diversifiée
-       Veiller à la répartition des nouveaux lycées construits par la Région pour limiter la concurrence entre établissements et améliorer l’égalité d’accès aux lycées ou aux internats
-       Assurer l’accessibilité des nouveaux lycées aux Personnes à Mobilité Réduite
-        Lutter contre la hiérarchisation des établissements en régulant l’offre de formation
Alors que le gouvernement a fragilisé gravement l’éducation nationale avec la suppression de 80 000 postes d’enseignants entre 2007 et 2012 et la suppression de la carte scolaire, les socialistes à la Région Île-de-France font de la jeunesse et des lycées une véritable priorité.
 


[1]     Pour en savoir plus : http://www.psidf.com/

[2] Les DIM labellisés : agrosciences, écologie des territoires, alimentation ; analytics : les défis analytiques, du concept au système ; astrophysique et conditions d’apparition de la vie ; biothérapie : médecine régénérative, cellules souches et transplantation ; cancérologie ; cardiovasculaire, obésité, rein, diabète ; cerveau et pensée (neurosciences, neurologie, psychiatrie, cognition) ; des atomes froids aux nanoscienses ;  genre, inégalités, discriminations ; groupe d’études sur le travail et la souffrance au travail ;  innovation, sciences, techniques, société ; les pathologies infectieuses humaines : mécanismes, risques et impact sociétal ; oxydes multifonctionnels ;  problématiques transversales aux systèmes complexes ;  réseau de recherche doctoral de mathématiques de l’Ile-de-France ;  réseau francilien de recherche sur le développement soutenable.

[3] Rappel : respectant un engagement de campagne, le Conseil régional a adopté un système de modulation des aides aux communes (et intercommunalités) dit « critérisation ». Une quarantaine de dispositifs couvrant les dépenses d’investissement non obligatoire de la Région sont ainsi concernés. Loin d’une logique « punitive », la réforme prévoit, sauf exception, des bonifications d’un montant de 5 à 10 % de la subvention que la Région versera aux différents projets en fonction des critères suivants : contribution à la lutte contre les inégalités sociales et territoriales (prise en compte du potentiel financier et de l’IDH-2[3]) ou contre les carences en matière de logement social, projet « éco responsable » (démarche HQE, label BBC-Effinergie) ou exemplaire vis-à-vis du SDRIF[3] (densification volontaire des espaces bâtis et effort de maîtrise de l’étalement urbain). Ce nouveau dispositif ne comprend qu’une seule mesure « punitive » qui se justifie aisément : un malus de 10 % pour les villes en constat de carence préfectoral au regard de la loi SRU.